Article adapté de la source originale : Capture et stockage du CO2 : accompagner une dynamique nouvelle au potentiel encore à affiner (27 août 2026, ADEME – Agence de la transition écologique)
Auteurs/organisations : ADEME – Agence de la transition écologique (éditeur, auteur du communiqué, coordinateur de l’avis d’expert), Ministère de l’Industrie (pilotage national cité), France 2030 (programme cité). Personnes citées : non précisé dans la source.
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Introduction
Le captage et le stockage du CO2 (CCS/CCUS) s’imposent progressivement comme des leviers complémentaires dans la stratégie française de neutralité carbone à l’horizon 2050. Portée par l’ADEME et le ministère de l’Industrie, la filière connaît une structuration accélérée, mais son potentiel réel reste à confirmer face à de nombreux défis techniques, économiques et sociétaux.
Une filière en structuration, des ambitions nationales affirmées
La France s’est engagée à capter entre 4 et 8 millions de tonnes de CO2 par an d’ici 2030, dans le cadre de la Stratégie Nationale Bas Carbone. Cette dynamique s’appuie sur l’émergence de projets pilotes, la publication d’avis d’experts et la mobilisation d’acteurs publics et privés. Trois axes majeurs sont identifiés : la réduction des émissions industrielles difficiles à éviter, la production de e-carburants pour les transports, et la compensation des émissions résiduelles via le stockage géologique ou la valorisation du CO2 biogénique.
Des technologies prometteuses mais coûteuses et complexes à déployer
Le CCS reste un levier de dernier recours, à activer après l’optimisation énergétique et l’électrification. Les coûts de captage dépassent actuellement 200€/t CO2, bien au-dessus du prix des quotas européens (70€/t début 2026), rendant le recours à ces technologies dépendant de soutiens publics. La mise en œuvre nécessite aussi de lourdes infrastructures (canalisations, terminaux, stockage souterrain) et une coordination entre de nombreux acteurs aux métiers variés.
Contraintes géographiques, acceptabilité et partenariats internationaux
Le potentiel de stockage dépend fortement de la localisation des sites industriels et des capacités géologiques disponibles, souvent éloignées des zones d’émission. Les premiers projets devraient s’appuyer sur des stockages transfrontaliers, en partenariat avec des pays européens plus avancés. Le développement de capacités nationales reste stratégique, mais limité par des contraintes géologiques et sociales.
Un potentiel limité à court terme, mais une dynamique à accompagner
Selon l’ADEME, le potentiel de captage représenterait moins de 30% des émissions des grands sites industriels français. Quatre projets lauréats en 2024 devraient permettre d’abattre 3,36 Mt CO2/an. La filière doit donc être accompagnée avec discernement, en privilégiant les solutions les plus efficaces et en anticipant les évolutions technologiques et réglementaires.
Conclusion : la décarbonation industrielle, un terrain déjà investi par les acteurs de l’économie circulaire
Si le CCS/CCUS représente un levier indispensable pour les émissions incompressibles, sa montée en puissance dépendra largement de la capacité des écosystèmes industriels à intégrer ces technologies dans des chaînes de valeur cohérentes. C’est précisément sur ce créneau que des acteurs comme WasteOlas, positionnés à l’intersection de la gestion des flux de déchets et de la valorisation des ressources, ont un rôle concret à jouer. En travaillant déjà sur la caractérisation des gisements de CO2 biogénique et sur l’accompagnement technique de sites industriels dans leur trajectoire bas carbone, WasteOlas illustre une réalité souvent sous-estimée : la transition ne se joue pas seulement dans les grands projets d’infrastructure, mais aussi dans le maillage d’expertises opérationnelles capables de relier captage, valorisation et économie circulaire sur le terrain.
La structuration de la filière française d’ici 2030 offrira des opportunités majeures aux entreprises qui auront su anticiper les cadres réglementaires, nouer les bons partenariats et démontrer leur valeur ajoutée sur des cas concrets. La course est lancée, et les pionniers de la décarbonation appliquée partent avec une longueur d’avance.
