Article adapté de la source originale : RIPCO2 : Convertir le CO₂ en ressource grâce à l’impression jet d’encre et la lumière — HES-SO Valais-Wallis (23 juin 2026)
Auteurs/organisations : Professeur HES associé Mathieu Soutrenon (HES-SO Valais-Wallis), Wanderson Oliveira da Silva, Gioele Balestra, Paul Grandgeorge, Stéphane Audriaz, Muriel Mauron (Institut iPrint, HEIA Fribourg), avec le soutien de la HES-SO.
Droits : © HES-SO Valais-Wallis, reproduction à des fins d’information et de veille autorisée avec citation de la source.
Introduction
La valorisation du CO₂ capturé représente un enjeu majeur pour la transition écologique et l’industrie chimique. Le projet RIPCO2, mené par la HES-SO Valais-Wallis et l’institut iPrint de Fribourg, propose une avancée disruptive : transformer le CO₂ en monoxyde de carbone (CO) grâce à une technologie combinant jet d’encre et lumière. Cette innovation ouvre de nouvelles perspectives pour la chimie verte et la valorisation locale du carbone.
Un défi central : que faire du CO₂ capturé ?
La capture du carbone s’impose dans les stratégies climatiques, mais la question de son utilisation restait un verrou. RIPCO2 relève ce défi en convertissant le CO₂ en ressource industrielle, grâce à la collaboration entre l’Institut Systèmes industriels de la HES-SO Valais-Wallis et l’institut iPrint de la Haute École d’Ingénierie et d’Architecture de Fribourg.
Un procédé technologique inédit
L’innovation repose sur l’impression jet d’encre de précurseurs métalliques, suivie d’une transformation instantanée en nanoparticules de nickel via une lampe flash au xénon. « Au lieu de faire des nanoparticules avec des procédés en plusieurs étapes, on imprime, on flashe les précurseurs métalliques avec notre lampe, et on obtient une nanoparticule », explique le professeur Mathieu Soutrenon. Ce procédé simplifie radicalement la production de catalyseurs pour la conversion du CO₂.
Avantages industriels et applications
Le procédé se distingue par sa rapidité (quelques secondes), sa faible consommation d’énergie, sa durabilité (usage du nickel, métal abondant) et sa capacité à être industrialisé à grande échelle (production continue roll-to-roll). Le CO produit sert d’intermédiaire clé en chimie verte, notamment pour la synthèse de médicaments, de carburants de synthèse et de molécules biosourcées.
Vers l’industrialisation et l’impact pour WasteOlas
Après une phase de développement en laboratoire, RIPCO2 vise désormais le scale-up avec un système en stack, multipliant la production de CO. Pour WasteOlas, cette avancée valide la stratégie de valorisation locale du CO₂ (CCU) : « le CO₂ n’est pas un déchet, c’est un gisement ». L’écosystème suisse avance dans la même direction, confirmant l’opportunité de marché pour la chimie verte et les carburants de synthèse.
Conclusion
Le projet RIPCO2 illustre la maturité croissante des technologies de valorisation du carbone et conforte le positionnement stratégique de WasteOlas. L’innovation suisse dans la conversion du CO₂ en molécules à haute valeur ajoutée ouvre la voie à des solutions industrielles durables et compétitives.